Marathon.

Un peu d’histoire.
Vers 390, les Gaulois, menés par Brennos, envahissent l’Étrurie pour s’approprier les richesses de la péninsule italienne. Vainqueurs de l’armée romaine sur la rivière Allia, ils s’emparent de Rome qu’ils trouvent désertée, ses portes ouvertes. La population s’est enfuie,
Les Romains, réfugiés dans le Capitole, parviennent à résister à l’assaut gaulois.
Conscients de la vanité de leurs efforts, les Gaulois décident d’assiéger la ville. Le siège du Capitole commence alors et dure sept longs mois. Selon la légende, les oies du Capitole réveillent les Romains par leurs cris, les alertant ainsi d’une attaque surprise des Gaulois. Grâce à quoi, les défenseurs réussissent à repousser cet assaut nocturne qui aurait pu être particulièrement meurtrier. Un autre jour, les Romains, pourtant au bord de la famine, jettent du pain aux assiégeants pour leur faire croire qu’ils ont des réserves infinies et ainsi les démoraliser.
Devant cette résistance inattendue, Brennus accepte de traiter avec le tribun militaire romain Quintus Sulpicius Longus : les Gaulois se retireront moyennant le versement d’une forte rançon, 1 000 livres d’or (soit 327,45 kg).
Une grande balance est alors préparée sur une place de Rome. Afin d’alourdir encore la rançon, les Gaulois y placent de faux poids. Devant les protestations des Romains qui s’aperçoivent de la supercherie (« De quel droit utilises-tu des poids truqués ? »), Brennus ajoute encore à leur déshonneur : leur répondant « Du droit des vainqueurs ! », il jette son épée et son baudrier sur la balance en ajoutant « Vae victis » « Malheur aux vaincus »
Cet épisode de gloire de nos ancêtres les Gaulois, frappa les imaginations comme celui du fameux vase de Soisson. Henri Gauquiet. ( 1848/1927 ) sculpteur français, fit un bronze ( 60 cm ) représentant Brennos, ce farouche vainqueur, lançant son sabre dans la balance.
Une copie de ce bronze fut offerte à un marathonien, comme récompense de ses victoires. Les organisateurs des années 1900 avaient des moyens, et un sens aigu des beaux arts.
Ce coureur de fond, sans moyens, était natif d’Uzès, dans le Gard, En1903/4 il devint le mentor du jeune Jean Bouin ( olympique de
Marseille ) et couru avec lui.
Il fut champion de France du premier marathon en 1912, puis champion du monde en Italie en 1913. A l’occasion de ces jeux olympiques, et de cette épreuve reine, je lui doit un petit hommage familial, et à son ascendance Savoyarde.
Il s’appelait Louis Pautex, ( 1883 / 1933 ). Il était mon oncle, et le stade d’Uzès porte son nom.

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