Folle avoine

Folle avoine

Un coquelicot empourpré
Contait fleurette à une avoine
Survint un bleuet désœuvré
Aux reflets de calcédoine

La belle aussitôt subjuguée
Par ce coloris sublimable
Pencha sa tête énamourée
Vers un azur plus estimable

Un papillon joueur posa un court instant
Son Elfe fatigué sur cette céréale
Pliant sous ce poids la belle fut conquise
D’un désir éperdu se retrouva soumise
Quand il s’envola vers une autre fringale
L’avoine devint folle veuve d un courtisan

Le sage bouton d’or consola son amie
Gardez- vous désormais d’aimer une folie
Mais si cela échoit profitez de l’aubaine
Quand l’amour est là buvez à sa fontaine.

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