Repos

Repos. .
L’automne apparaissait au bout de ce chemin
Et déjà on sentait ses fraîcheurs matinales
Le sol se recouvrait de feuilles qui demain
Voleraient sous nos pas en rondes joviales

Un portillon ouvert invitait au sous bois
Dont l’opacité conjurant la lumière
Offrait au mystère un bel attrait de choix
Pour nous faire errer à travers la bruyère

Des lampadaires en fer jalonnaient le gravier
D’une allée bordées en feuilles d’émeraudes
Vers une chapelle qui faisait flamboyer
Gothique tardif pierres et teintes chaudes

Enfouie dans un écrin ce bijou surprenant
Mêlait à ses ocres le nom d’un Saint perdu
La ferveur des âmes le rendait guérissant
D’un mal invalidant autant qu’inattendu

Sur un banc décrépit le corps s’y reposait
En silence propice à la méditation
Dans la paix retrouvée l’esprit se libérait
Pour atteindre le temps de son élévation

Août 2014
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