Le labyrinthe

Le labyrinthe

Le labyrinthe

Le Labyrinthe

Dans la chaleur de nos étés, des cultivateurs jeunes et téméraires érigent, dans une partie de leurs champs, des labyrinthes de verdure. Souvent au milieu des maïs,avec des trésors d’ingéniosités et d’inventions pour trouver un thème conducteur dans ces dédales. Des aventuriers modernes n’hésitent pas à s’engager, avec femmes et enfants, sans eau et sans biscuits, dans ces chemins tournants et à
tourner des heures pour trouver une sortie introuvable. Même un GPS ne leur sert à rien. Cela montre les limites de nos inventions.
Ce parcours amusant qui nous vient de la nuit des temps est grec. Nous le connaissons surtout grâce l’expression du « fil d’Ariane  » sans trop connaître le fin mot de l’histoire,sinon qu’il est souhaitable d’en trouver le bon bout pour nous sortir de situations scabreuses. Elle est pourtant d’une simplicité compliquée.
La Grèce est une floraison d’îles qui, jadis, avaient toutes des rois et des reines comme administrateurs, quand ce n’étaient pas des divinités avec leurs résidences d’été,
Egée, était un descendant direct des fondateurs d’Athènes. Cela ne l’empêchait pas de ne pas avoir droit aux allocations car sans enfants. De guerre lasse, il alla trouver à Delphe un oracle réputé qui bafouilla un avis si alanbiqué que son client n’y comprit que couic. Sans doute une technique savante pour noyer le poisson. Un peu interloqué, il s’en vint trouver son cousin qui étant roi de Trézène, donc plus qualifié que lui en interprètations, pouvait lui expliquer ce rébus. Pittée le reçut avec forces libations, écouta d’une oreille et oublia de l’autre tant les vapeurs liquoreuses devenaient épaisses. Mais il n’oublia pas de glisser dans le lit du quémandeur un tantinet dans les vaps, sa fille Aethra. Son but n’était pas plus clair que ses idées, et bien sûr il arriva ce qui devait arriver. Au matin,Egée se douta d’un piège et avant de repartir averti cette charmante personne qu’en cas……. il cacherait sous une roche des armes que son éventuel fils devrait trouver. Un moyen à long terme pour une reconnaissance de paternité. Et surtout une vue à long terme digne de lui.
C’est ainsi que naquit Thésée que sa fille-mère éleva dans le respect des traditions et dans les exercices corporels. Fidèle à ses consignes elle l’amena à ses 16 ans faire un pelerinage auprès d’une roche et il trouva sans effort les armes attestant ses origines.
Il restait à trouver son géniteur qui batifolait à Athènes.
Il se mît en route muni des exortations de maman concernant la prudence car déjà à cette époque les bandits des grands chemins écumaient les voyageurs ou plutôt leurs bourses et leurs vies.
Au détour d’un sentier,il rencontra Périphitès, célèbre pour sa massue en chêne massif que lui seul pouvait manier avec désinvolture.
En trois sets, il perdit la vie assommé par son arme.
Dans un bois,ce fut Sirin, un géant bon enfant dont le passe-temps favori était d’écarteler les voyageurs aidé par deux pins sylvestres qu’il courbait délicatement et relâchait brusquement. Cette technique demandait une préparation méticuleuse mais la massue de Périphites était incontestablement plus rapide.
Arrivé dans la plaine, une laie se disant fille cruelle de Typhon, (une divinité qui avait la manie d’engendrer des malfaisants tels Cerbère ou le Sphinx ) voulu lui brouter les orteils, elle ne fit pas le poids. Attiré par les cris, Sciron,arriva émoustillé. Ce méticuleux de la propreté contraignait les braves passants à lui laver les pieds avant de les précipiter dans la mer,il n’eu pas plus de chance et but lui- même la tasse, laissant place nette à un très redoutable manipulateur, inventeur d’une machine à niveler l’humanité : Procuste, un fils de Poséidon, l’utopiste!
Les voyageurs étaient couchés dans un lit agrée aux normes.
Les petits se retrouvaient- étirés au standart, les grands sciés au gabarit. Simple, efficace. Les mesures étaient si précises que les très rares rescapés, déclarés conformes, payaient une amende qui les mettait sur la paille. Thésée fit obstruction à un sciage inutile en détruisant ce plumard pour ne pas perdre les siennes, et la massue choqua Procuste pour le compte.
Ses exploits étonnants se répendirent comme une trainée de poudre noire et bien avant son entrée dans Athènes il fut considéré comme un champion des justes causes. Son paternel signa sa reconnaissance officielle mais ses cousins,jaloux, lui mirent des bâtons dans ses roues pour l’empêcher de grimper sur le trône. Il reprit sa massue est alla leur expliquer les nouvelles règles du jeux. Ainsi sa parenté, plus d’une cinquantaine, s’éteignit en rang d’oignon, sans que cela lui porte ombrage. Une autres épreuve l’attendait et le bon peuple mis tous ses espoirs en lui.
Une chicane entre voisins, un meurtre non digéré obligeait les habitants à envoyer sept garçons et sept fille se faire trucider en sacrifices expiatoire, une fois par an !.
Ils étaient livrés à un monstre affamé qui vivait sous terre.
Lorsque Minos, un des fils de Zeus et d’Europe, réclama la souveraineté de l’île de Crête, Poseidon dieu de la mer lui demanda, pour accéder à sa demande, de lui sacrifier un taureau. Chose promise chose non due car ce futur roi trouva cet animal si beau dans sa blancheur qu’il en oublia d’aiguiser son couteau. La chose déplut évidemment en haut lieu et pour se venger,Poséidon envoya par coureur un charme à Pasiphaé femme de Minos. Elle tomba derechef éperdument amoureuse de ce superbe taureau blanc et voulu se le ….payer ! Après tout son mari était un chaud lapin, si coureur de tuniques courtes qu’elle avait dû lui jeter un sort : il n’éjaculerait que des serpents si jamais le démon de midi le reprenait. Les sorts à cette époque faisaient florès et engendraient la peur. Celui- ci jeta la panique chez la gens féminine.
Dédale ingénieur doué et bricoleur reçu l’ordre de construire une vache en bois, munie de tout le confort à l’intérieur où Pasiphaé pouvait prendre place le temps nécessaire. Ce leurre sur roulettes alla trôner dans l’herbe verte sous les naseaux de cette bête magnifique. C’est ainsi que sans tambours ni trompettes naquit Astérios le Minautore. Un monstre avec un corps d’homme ,un cou et une tête de taureau surmontée de cornes immenses pour faire bonne mesure.
Dire que Minos fut ravi serait exagéré,il attrapa un coup de sang, et pour cacher son infortune, demanda à Dédale de construire une prison hors normes dans laquelle il pourrait oublier ce fruit défenduu. Aidé de son fils Icare, cet architecte rotor et complexé édifia sous terre le Labyrinthe. Un truc dément d’où le Minautore ne pouvait jamais sortir et d’où il dévorait la jeunesse d’Athènes.
Cette mission nationale de tuer cet homme-taureau cruel et imposant, Egée l’accepta avec calme, à cœur vaillent rien d’impossible, et il entrepris aussitôt de se mêler au troupeau larmoyant de cette jeunesse sacrifiée qui prenait le large. Chemin faisant, il croisa le regard d’une ravissante fille et reçu un coup dit de foudre. Ariane, fille du roi Minos et accessoirement demi- sœur du Minautore (et oui) amoureuse de ce héros, lui offrit son aide sous la promesse de l’épouser au retour de cette expédition à hauts risques.
Cette tricoteuse, fée du logis, lui confia une pelote de laine dont elle tiendrait fermement un bout, le reste irait de soi. En amour les filles sont souvent malignes dans la simplicité.
Que fut ce combat ? Nous l’ignorons car il se déroula sous terre et les chroniqueurs de l’époque en furent réduit à imaginer, chose qu’ils font depuis lors car les labyrinthes sont nombreux dans la presse.
Pour la petite histoire, Minos qui avait gardé une dent contre ce fabricant de vaches en bois, l’enferma dans ce goulpe avec son Icare de fils, afin de lui,apprendre les bonnes manières. Mais cet ingénieux confectionna des ailes collées par de la cires et ils s’évadérent en survolant ces dédales. Malheureusement Icare grisé par ce premier vol voulu approcher le roi soleil de trop près et la cire s’envola elle aussi avec les ailes. Ce fur la première victime de l’aviation.
Toujours est-il que le mariage eu un succès fou. Athènes fêtait sa libération. Les ‘nôvis’ embarquèrent pour rentrer chez eux, mais arrivés à Naxos, le héros abandonna son épouse sur cette île sans crier gare et sans que l’on ne sache trop pourquoi ! On se perd en conjonctures.
En vue de son royaume,il oublia dans son émotion de hisser une voile blanche gage de victoire et conserva le gréement noir de son départ plein d’incertitudes. Son père en déduisit la mort de ce fils bien aimé et en voyant ce navire approché du port se jeta dans la mer.
En hommage,cette mer porte son nom : la mer Egée.
La douce Ariane réussi à charmer Dyonisos, fils de Zeus qui la rendit immortelle en lui faisant offrir un diadème qu’elle emmena avec elle dans l’Olympe. Depuis, la constellation de l’Aurore Boréale brille dans nos nuits de terriens.

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